A propos du nouveau «marketing ethnique» de Nivea

La dernière campagne de publicité de produits de beauté Nivea, destinée aux hommes noirs, est une opération «ethnico-commerciale», aux «relents nauséabonds», estime Laurence De COCK, membre du bureau du CVUH (Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire).

Il est homme, il est beau, il est jeune, il est noir. Il était donc africain, crépu et barbu avant que sa route ne croise celle de barbe-bleue (entendre, mousse à raser Nivea) qui, comme dans les meilleurs contes de fée, transforma le vilain crapaud.

Il est homme, il est beau, il est jeune, il est noir. Il était donc africain, crépu et barbu avant que sa route ne croise celle de barbe-bleue (entendre, mousse à raser Nivea) qui, comme dans les meilleurs contes de fée, transforma le vilain crapaud.

La campagne publicitaire récente n’est qu’une maladresse ? C’est ce que Nivea a reconnu depuis le tollé provoqué par l’affiche. Une maladresse qui s’inscrit pourtant tout naturellement dans la vague du «marketing ethnique», un concept dans l’air du temps, y compris en France où il est «paradoxal de penser que le marketing ethnique reste tabou alors que la France est un foyer d’immigration majeure. Jean-Paul Tréguer estime à environ 12 à 14 millions de personnes les communautés ethniques en France, soit plus de 20 % de la population. Sur ce nombre, environ 5 à 6 millions seraient en provenance des pays d’Afrique du Nord (immigrés, étrangers et “beurs” nés en France), entre 3,5 et 6 millions seraient d’origine antillaise ou africaine, plus d’un million serait d’origine asiatique et environ 2 millions d’origine européenne.»

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